nov 23

Bah voilà comme l’année dernière un petit brin de polémique souffle sur le téléthon.
Cette foi çi la ville de Metz est directement concernée car la déclaration en question vient de son évêque et comme je vous l’ai indiqué dans mon précédent billet notre ville va accueillir cette année un des grands plateaux télé du téléthon.

Voici la déclaration qui me pose problème :

L’embryon humain n’est jamais un objet utilisable au gré d’intérêts divers, même si, parmi ces intérêts, il y a la guérison possible de maladies graves. Par conséquent, tant que l’on n’offrira pas aux donateurs la possibilité de s’opposer à l’affectation éventuelle de leurs dons à la recherche sur les embryons, il m’est impossible de soutenir la campagne du Téléthon
pour la totalité de la déclaration de l’évêque de Metz c’est ici

Mon avis :
Ma première réaction a été un grand OSEF (On S’En Fout) et puis non j’ai quand même envie d’en parler car je ne vois pas pourquoi je resterais sans voix. Alors je peux comprendre l’argumentaire mais je ne peux l’accepter (relire çette phrase deux fois)
Si on pouvait le temps du téléthon mettre de coté ce genre de déclarations ne serait ce que pour les 98% autres parts de dons non concernées ou simplement pour les enfants malades ?
Le téléthon ne devrait pas être une tribune pour ce genre de choses. Culpabiliser les ouailles qui seraient tentées de faire un don c’est petit … car il s’agit bien de ça non ?
Et puis franchement qui vous a demandé votre soutien pour le téléthon ? …. remarquez personne ne m’a demandé mon avis non plus :D.
J’attends franchement d’autres réactions bien plus belles de la part des autorités religieuses.

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nov 21

Je relance le Buzz sur cette affaire car dans les mois à venir il est bon de se souvenir de certaines choses :

A Metz, un professeur de dessin a été licencié pour une caricature
LE MONDE | 04.05.07

Auteur de bandes dessinées chez Fluide glacial et professeur vacataire à l’Ecole municipale des beaux-arts de Metz, Yann Lindingre, 37 ans, vient d’être licencié pour “insuffisance professionnelle”. Un motif couperet qui dispense l’employeur de toute justification et prive sur le champ l’intéressé de son poste, alors que sa titularisation semblait imminente.

“Je venais de réussir le concours de la fonction publique territoriale et j’ai toujours été très bien noté”, s’étonne le dessinateur, “convaincu” que c’est dans son dernier album, Titine au bistrot, que se trouve la clé de son licenciement. “Le directeur me l’a dit verbalement : “T’es viré parce que t’as caricaturé des collègues.” J’ai aussitôt fait intervenir le service juridique de Flammarion (maison mère de Fluide glacial), à la suite de quoi mon “insuffisance professionnelle” fut invoquée”, relate Yann Lindingre.

Défendu par une partie de ses collègues et de nombreux étudiants, qui ont fait circuler une pétition en sa faveur et qui ont manifesté devant l’école, l’auteur est également encouragé par plusieurs de ses confrères (Baru,Lefred-Thouron…), dont les dessins sont publiés depuis jeudi 3 mai sur un blog de soutien“.

Une planche relatant une scène de vernissage d’exposition, où deux arrivistes affublés d’un groin devisent de manière grossière sur l’art contemporain, serait à l’origine des ennuis du dessinateur-enseignant. “Le directeur de l’école et son adjointe ont cru s’y reconnaître mais cette extrapolation n’engage qu’eux, se défend Yann Lindingre. “C’est vrai que, lorsque quelqu’un me tape sur le système, il peut m’inspirer, mais rien, dans cet album, ne permet d’affirmer que c’est untel ou untel qui était visé”, ajoute l’auteur, qui ne nie pas, pour autant, être en “désaccord total” avec la hiérarchie de l’école.

Interpellé sur ce sujet par un conseiller municipal d’opposition, Jean-Marie Rausch (d. dr.) maire de Metz et président de la communauté d’agglomération qui gère directement l’école, a répondu, que de telles caricatures étaient “inacceptables”.

L’élu stigmatise, en particulier, une croix gammée nazie glissée dans une bulle attribuée à l’un des personnages. “C’est, j’en conviens, un procédé un peu couillon pour suggérer l’accent allemand mais ce raccourci a déjà été utilisé dans des centaines de BD”, se justifie le dessinateur. Le maire, de son côté, dément avoir voulu exercer une quelconque “censure” à son encontre. “Ce monsieur m’a adressé une lettre avec des mots très durs contre la direction de l’école où il prétendait être embauché. Il n’est pas acceptable de cracher ainsi dans la soupe”, a-t-il expliqué.

Yann Lindingre a saisi le tribunal administratif de Strasbourg d’un recours en excès de pouvoir.

Nicolas Bastuck

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